FAQ
Q. Comment savoir si la neurostimulation fonctionnera sur moi ?
R. La douleur chronique implique à la fois votre esprit et votre corps. Votre médecin effectuera d'abord une évaluation psychologique afin de déterminer si certains aspects psychologiques de la douleur doivent être traités.
Puis, votre médecin pratiquera un test visant à établir si votre douleur peut être soulagée par la neurostimulation.
Q. La neurostimulation supprimera-t-elle complètement ma douleur ?
R. La neurostimulation n’élimine pas la cause de la douleur mais masque les signaux de douleur envoyés à votre cerveau ; c’est pourquoi la réduction de la douleur varie d'un individu à l'autre. La neurostimulation nécessite votre implication si vous voulez maîtriser votre douleur. Apprendre à utiliser le neurostimulateur et la mise en place de traitements complémentaires telle la kinésithérapie contribuent à la réussite du traitement. Généralement, on obtient une diminution de la douleur d’au moins 50 %.
Q. Que ressent-on lors d'une neurostimulation ?
R. La sensation varie d'un individu à l'autre mais la plupart des patients font état d'une sensation de fourmillement dans la zone douloureuse. Votre médecin peut faire référence à cette sensation de fourmillement en employant le terme « paresthésie ».
Q. La neurostimulation est-elle sans danger ?
R. Les recherches cliniques ont démontré que les très faibles impulsions électriques provenant du système de neurostimulation sont sans danger et ne lèsent aucunement le système nerveux. De la même manière, les recherches ont montré que les composants sont sans risque.
Q. La neurostimulation peut-elle entraîner des problèmes ou des effets secondaires ?
R. Les problèmes et effets secondaires tels que des céphalées sont rares et ne sont observés que chez un très petit nombre de patients. La neurostimulation nécessite cependant une opération qui, comme toute intervention chirurgicale, comporte des risques.
Contrairement à certains médicaments utilisés pour maîtriser la douleur, la neurostimulation ne provoque aucune somnolence, désorientation ou nausée. Les problèmes les plus courants pouvant être ressentis avec le neurostimulateur incluent notamment :
- l'absence de stimulation induisant une perte du soulagement de la douleur dû au déplacement de l’électrode ou à d'autres causes ;
- une stimulation intermittente ;
- une stimulation au mauvais endroit ;
- une stimulation désagréable, décrite par certains patients comme provoquant des chocs ou des secousses ;
Veuillez discuter avec votre médecin des éventuels effets secondaires de la neurostimulation.
Q. Le système occasionne-t-il de la gène ? Est-il visible ?
R. Le système ne fait aucun bruit. La plupart des patients indiquent qu'il n'est pas gênant et ne limite pas leurs mouvements. Le neurostimulateur est peu visible sous les vêtements.
Q. Ressentirai-je des variations en termes de sensations ?
R. Certains patients peuvent ressentir plus de variations que d'autres. En général, la sensation de stimulation demeure la même sauf si le problème sous-jacent s'améliore ou s'aggrave. Certaines personnes peuvent ressentir des variations au niveau des sensations lors de mouvements brusques ou de changement de position du corps. Les variations au niveau de la stimulation sont plus courants au cours des premières semaines qui suivent l'intervention.
Q. Comment saurai-je que la batterie du système a besoin d'être remplacée ?
R. Votre médecin pourra vous indiquer l'état de la batterie lors de vos consultations. Lorsque la batterie doit être remplacée, votre médecin retire le neurostimulateur lors d'une intervention chirurgicale mineure et le remplace par un nouveau.
Q. Quelles précautions dois-je prendre ?
R. Vous pouvez utiliser en toute sécurité la plupart des appareils électroménagers classiques, y compris les fours à micro-ondes, téléviseurs, radios, télécommandes et jeux vidéo. Le système peut être affecté par des interférences magnétiques ou électromagnétiques susceptibles de l'éteindre mais il peut facilement être rallumé. Dans l'idéal, évitez de vous approcher des détecteurs antivol, des portiques de détection ou de sécurité des aéroports, des grosses enceintes stéréo contenant des aimants, des lignes à haute tension, des installations ou centrales électriques et des groupes électrogènes. Par ailleurs, diverses actes et équipements médicaux peuvent affecter le fonctionnement du système. C’est notamment le cas des appareils d'imagerie par résonance magnétique (IRM), des stimulateurs cardiaques, des défibrillateurs, de diathermie. C'est pourquoi vous devez toujours informer le personnel médical que vous êtes porteur d'un neurostimulateur.
Q. Les patients recevant une neurostimulation doivent-ils respecter des consignes particulières ?
R. Suivez strictement les instructions de votre médecin pour bien positionner votre corps, soulever des objets, vous tourner et vous pencher, vous étirer et effectuer certaines activités, afin de limiter les problèmes. Certaines activités telles que le jogging, la natation, les relations sexuelles, le vélo et le tennis ne devraient pas poser de problème. Les sports extrêmes tels que le parachutisme qui impliquent des mouvements violents doivent être évités car ils peuvent entraîner un déplacement de l’électrode. Il est également recommandé d'éviter les mouvements de rotation ou d’étirement extrêmes dans les 6 à 8 semaines suivant l'implantation. Cela correspond au délai nécessaire pour que l’électrode soit bien en place. Il est indispensable que vous vous rendiez à toutes les visites de suivi prévues.
